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En pratique : financer sa création en franchise

Dernière édition le 02/04/2014

La création d'une entreprise en franchise ressemble beaucoup à une création solo, même si les investissements sont très variables.


Parmi les nombreux concepts développés en franchise, si certains ne demandent que très peu de fonds de démarrage (cadeaux personnalisés sous licence de marque, activité de mandataire immobilier sans boutique...), dans la majorité des cas, le ticket d'entrée est rondelet ! Voire même très rondelet, en tout cas beaucoup plus rondelet que si la création se faisait en solo ! Pourquoi une telle différence d'investissement entre une activité sous franchise et une activité hors franchise ? La réponse à cette question tient essentiellement au modèle même de la franchise.
 
En effet, en rejoignant une franchise, un créateur se donne les moyens de la réussite. Le concept testé en conditions réelles pendant de longs mois par le franchiseur a demandé tout un travail de mise au point, de calage, de définition de produits, de recherche de solutions logistiques, de dépôt de marque, etc. Tout ce travail en amont qui a pour objectif de proposer une activité « clé en main » associée à un engagement de réussite a un coût.
 
Ce coût, le franchiseur répercute logiquement sur ses franchisés ! C'est le droit d'entrée, autrement appelé redevance initiale. A ce surcoût initial pour le franchisé, s'ajoute généralement un surcoût à l'installation. En effet, bon nombre de concepts nécessitent (pour réitérer le succès du site pilote bien sûr) d'investir dans des aménagements spécifiques et surtout, de disposer d'un emplacement de premier ordre pour plus de visibilité. Ce dernier point augmente notablement la note finale pour le créateur en franchise.
 
Entre un local sommairement aménagé dans une rue de second plan et une boutique sous enseigne située en emplacement N°1, la différence d'investissement est de taille ! De plus, le propre d'un concept développé en franchise, est de proposer à tous moments à l'ensemble des franchisés sous enseigne, des services complets d'accompagnement. Ces services qui recouvrent l'animation de réseau, le soutien technique, l'assistance juridique, etc, ont un coût (royalties, autrement appelées redevances périodiques). Tous ces éléments font que, au final, la création d'une activité en franchise revient plus chère que la création d'une activité en solo.
 
En contrepartie de ces surcoûts inhérents à la franchise, le créateur dispose d'une activité « clé en main » garante de la réitération du succès de l'original. Il dispose également d'une formation au savoir-faire développé par le concept, de la visibilité d'une enseigne, d'une exclusivité territoriale, d'un accompagnement de tous les instants... Ces éléments « distinctifs » n'ont à l'évidence pas de prix pour démarrer sereinement et rapidement une activité réputée rentable. Les banques ne s'y trompent pas d'ailleurs : elles voient souvent d'un très bon œil les dossiers de financement portés par des créateurs en franchise... et ce, même si le financement demandé est beaucoup plus lourd, donc plus risqué pour le créateur !

Bien évaluer ses besoins financiers
 
Comme dans le cas d'une création en solo, la création d'une activité en franchise nécessite de bien anticiper sur ses besoins de financement au démarrage, mais aussi ensuite. Cette anticipation n'a rien d'anecdotique ! Mal appréhendée, elle peut facilement faire capoter l'entreprise et handicaper gravement le créateur qui devra mettre en balance son patrimoine personnel !
 
La rigueur est donc de mise en amont du projet, et ce, d'autant plus que les créateurs ont souvent tendance à prendre pour argent comptant les chiffres communiqués par les franchiseurs. Avant de signer un contrat de franchise, le créateur doit obligatoirement mener son enquête auprès des autres franchisés de son futur réseau. Il doit également vérifier par lui même la faisabilité de son projet localement. Ce travail en amont de la création (étude de marché, prévisionnel et plan de financement, autrement dit le business plan) est sous l'entière responsabilité du créateur. En pratique, le prévisionnel doit aligner des estimations réalistes de compte d'exploitation sur 3 ans.

Généralement, ces estimations sont déclinées suivant 3 hypothèses :
 
une hypothèse haute plutôt optimiste qui reprend les chiffres réalistes de prévision d'activité communiqués par le franchiseur ;
une hypothèse médiane qui retranche 20 % sur les estimations de l'hypothèse haute. Cette hypothèse médiane doit être calculée comme une hypothèse plausible de travail.
une hypothèse basse qui retranche 50 % sur les estimations de l'hypothèse haute, sous laquelle la rentabilité sera compromise,

Le prévisionnel met en regard les investissements nécessaires pour l'installation du point de vente (droit d'entrée, bail commercial, aménagement du local, recrutement de personnel, etc) et les besoins en fonds de roulement de la première année (communication, achat de stock, financement des charges et salaires..).

Sachant que, des estimations du prévisionnel découlent les besoins de financement, il est important de bien chiffrer l'ensemble des postes de la manière la plus réaliste possible. Le franchisé étant seul maître à bord, il est de sa responsabilité de bien anticiper ces besoins. A ce titre, il a tout intérêt de s'entourer de compétences extérieures pour mener à bien son business plan (expert comptable, spécialiste du marketing, spécialiste de la création d'entreprise, expert en géomarketing, avocat spécialisé...).

Apport personnel et emprunts
 
Selon les résultats de la dernière enquête CSA-Banque Populaire, en 2013, 22% des franchisés ont investis moins de 50.000 € pour créer leur entreprise en franchise. Ils sont 24% à avoir investis entre 50 et 100.000 €, 19% à avoir investis de 100 à 200.000 €, 20% à avoir investis de 200 à 500.000 € et 7% plus de 500.000 €.
 
Pour financer ces investissements, les créateurs doivent monter un plan de financement bien bordé. Selon l'enquête CSA-Banque Populaire, ce plan de financement repose pour environ 40% du montant global sur des fonds propres. Ces fonds propres, que l'on appelle aussi l'apport personnel, sont essentiellement constitués par de l'épargne personnelle, mais aussi le cas échéant par une prime de licenciement, un héritage, ou encore un prêt familial...
 
Traditionnellement, les fonds propres doivent représenter au minimum 30% du montant du projet global (droit d'entrée, local et aménagement, besoins en fonds de roulement). Dans la plupart des projets portés par des créateurs en franchise, l'apport personnel doit être complété par un emprunt classique. Cet emprunt représentait en 2013 quelque(56% du montant global en moyenne).
 
Selon l'enquête CSA-Banque Populaire, en 2013, les montants d'emprunts classiques sollicités par les franchisés se situaient principalement entre 100 et 200.000 € (23%). Pour la majorité des franchisés (soit 56%), l’emprunt obtenu était inférieur à 200.000 €. Les montants d'emprunt inférieurs à 50.000 € ne représentaient en 2013 que 16% des franchisés interrogés.
 
Pour obtenir les financements en passant par des emprunts classiques, 70% des franchisés estimaient que le fait d'être soutenu par un réseau de franchise avait favorisé l'obtention. Lorsque l'emprunt classique et l'apport personnel ne suffisent pas à boucler le plan de financement, les créateurs ont aussi la possibilité de recourir à d'autres formes de financement comme le crédit-bail, mais aussi le Prêt à la Création d’Entreprise BPI (ex-Oseo), le prêt Nacre, un prêt d’honneur... En 2013, 21% des franchisés ont effectué des démarches particulières pour obtenir une aide financière auprès d’un organisme public. Ces démarches n'ont été fructueuses que dans 7% des cas.
 
Dominique André-Chaigneau, Easy Franchise ©