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Auto-entrepreneurs : 53 % estiment leurs revenus d'activité indispensables

Dernière édition le 21/01/2013

Plus de 90 % des auto-entrepreneurs gagnent moins que le Smic, mais selon les chiffres du 9e Observatoire de l'auto-entrepreneur, aussi limités soient-ils ces revenus sont indispensables pour 53 % des auto-entrepreneurs.

En décembre dernier, le 9e Observatoire de l'auto-entrepreneur, réalisé par Opinion Way pour l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) et la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires publiait les résultats de ses dernières enquêtes.

Il en ressort que pour plus d'un auto-entrepreneur interrogé sur deux, le revenu généré par l'auto-entreprise est indispensable à son foyer. « En termes de volume, ils sont ainsi 19 % à déclarer qu'il représente plus de la moitié de leur revenu. Apport non négligeable donc y compris pour les 24 % de retraités qui peuvent ainsi compléter leur revenu avec l'apport de l'auto-entreprise. » Autant dire que lorsque le Gouvernement a annoncé en fin d'année dernière réfléchir à la suppression ou l'aménagement du régime auto-entrepreneur, les principaux intéressés ont fait grise mine.
Ceci expliquant cela, sur la question d'une éventuelle suppression, le 9e Observatoire de l'Auto-entrepreneur récolte une quasi unanimité d'avis opposés (93% des auto-entrepreneurs interrogés). Et tandis que 90 % se déclarent être satisfaits par le régime en l'état 93 % se déclarent opposés à une remise en cause des fondamentaux du régime. Plus précisément, 62 % considèrent qu'il ne faut pas limiter l'accès au régime uniquement à certaines catégories, 75 % sont contre la limitation dans la durée et 71 % n'adhèrent pas à l'alignement du régime fiscal sur les autres entreprises.
Pour l'Union des auto-entrepreneurs « ces quelques réponses démontrent bien que l'auto-entreprise répond à une demande bien réelle et surtout permet à de nombreux français de rééquilibrer leurs revenus. Dans un contexte de crise économique et financière, cela est non négligeable et montre aussi que l'envie de créer résiste finalement à la crise ».


A noter : Conformément aux décisions de la loi de financement de la sécurité sociale, les cotisations sociales des auto-entrepreneurs sont depuis le 1er janvier 2013 relevées pour s'aligner sur celles des travailleurs indépendants. En pratique, les activités d'achat-vente voient le taux de cotisation relevé à 14 % en 2013 contre 12 % en 2012. Pour les professions libérales relevant de la CIPAV, le taux de 18,3 % en 2012 passe à 21,3 % en 2013. Et pour les services et activité artisanale relevant du régime social des indépendants (RSI), le taux de cotisations passe de 21,3 % à 24,6 %.


Un régime pertinent pour l'entrepreneuriat

Selon le 9e Observatoire de l'auto-entrepreneur, le régime de l'auto-entreprise est un levier pertinent de l'entrepreneuriat. Et de fait, si le régime auto-entrepreneur n'existait pas, 56 % des auto-entrepreneurs auraient renoncé à leur projet (dont 59 % de chômeurs). Un chiffre important si l'on considère que la création d'entreprise ces dernières années a largement été portée par ce régime (830 000 auto-entrepreneurs étaient dénombrés fin août par l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale).
Depuis 2009, plus de la moitié des créations d'entreprise sont sous régime auto-entrepreneur. 25 % des personnes interrogées affirment que si le régime de l'auto-entrepreneur n'existait pas, ils auraient trouvé une façon d'exercer leur activité de manière informelle, parmi lesquels 35 % de retraités et 37 % d'auto-entrepreneurs exerçant dans le secteur des arts, spectacles et activités récréatives. Autrement dit, et sous mots couverts, l'auto-entreprise limite le travail au noir. Sur la question de l'évolution de leur auto-entreprise, 39 % des auto-entrepreneurs envisagent d'évoluer vers un statut classique, renforçant ainsi l'idée que ce régime est un tremplin pour entreprendre et tester une idée d'activité.
Cette idée du tremplin est encore renforcée par un chiffre : sur les 61 % dont ce n'est pas l'intention, 86 % d'entre eux sont retraités. « Ces chiffres confirment la pertinence d'un régime qui permet à chacun de pouvoir entreprendre et développer son projet » tient à souligner l'UAE.


Qui sont les auto-entrepreneurs ?

Selon les chiffres du 9e Observatoire de l'auto-entrepreneur, les profils sont toujours hétérogènes. En moyenne l'auto-entrepreneur est âgé de 48 ans (45 % ont entre 40 et 60 ans, 14 % moins de 30 ans, 25 % plus de 60 ans). 39 % des personnes interrogées ont un niveau de qualification cadre, 26 % d'employé et 11 % d'ouvrier. En terme de répartition géographique, les auto-entrepreneurs sont à 26 % basés en région Ile de France, 29 % en région Sud Est, 11 % dans le Sud Ouest, 17 % dans le Nord Ouest et le Nord Est. En terme de secteurs d'activités, 36 % d'auto-entreprises se situent dans les services aux entreprises, 25 % dans les services aux particuliers et 21 % dans le commerce.


LʼObservatoire de lʼAuto-Entrepreneur s'établit sur la base d'une étude quantitative réalisée auprès d'un échantillon de 1121 créateurs d'auto-entreprise, représentatif des autoentreprises créées il y a plus de 6 mois (entre le 1er janvier 2009 et le premier trimestre de 2012). Les interviews ont été menés par téléphone, du 28 novembre au 3 décembre 2012.

Dominique Andrée-Chaigneau, Easy Franchise©