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La parfumerie sélective n'échappe plus à la crise

Dernière édition le 19/07/2012

La parfumerie, le maquillage et les soins en recul

Après une année 2011 tout sourire s'achevant sur un bilan positif de + 3 % en valeur et + 0,2 % en volume, la parfumerie sélective se voit rattrapée au premier trimestre 2012 par la crise avec un recul du marché de - 1,1 % en valeur et de - 4,1 % en volume.

La Fédération Française de la Parfumerie Sélective (FFPS) accuse le coup. Le secteur réputé pour être anti-crise se réveille de fait avec le teint chiffonné des mauvais jours. Si l'on en croit les derniers chiffres du panel NPD trends, finie l'euphorie de 2011 : pour le 1er trimestre 2012, le marché de la parfumerie, du maquillage et des soins accuse un recul de - 1,1 % en valeur et de - 4,1 % en volume.
Une bien mauvaise surprise qui tranche avec les belles performances du dernier trimestre 2011 en volume (- 0,6 % en octobre 2011, + 4,0 % en novembre et + 4,5 % en décembre 2011) comme en valeur (+ 1,8 % en octobre 2011, + 6,4 % en novembre 2011, + 7,6 % en décembre 2011). « Après une belle fin d'année, la Parfumerie Sélective s'aligne, pour ce premier trimestre 2012, sur la baisse de la consommation en général » constate Marie-Hélène Morin, Déléguée Générale de la FFPS.

Tous les acteurs sont concernés

Le marché de la parfumerie sélective réalise un chiffre d'affaires annuel moyen de l'ordre de 3,2 milliards d'euros. Il compte près de 2 500 points de vente dont 75 % sont des chaînes de distribution (17 000 emplois directs). Pour le premier trimestre 2012, NPD Group note un recul en volume sur l'ensemble des acteurs. « A la suite des Indépendants qui accusent un retrait de - 6,4 % en volume, les Grands Magasins reculent sur les volumes (- 4,8 %), les Chaînes contenant leur replis à - 3,6 % en unités par la petite progression du parc (+ 16 portes par rapport à la même période en 2011) ». En valeur, alors que les Chaines et les Indépendants reculent de respectivement - 1,6 % et de - 0,6 %, les Grands magasins « parviennent à afficher une progression de leur chiffre d'affaires (+0,2% en valeur) ».

Le Parfum et le Maquillage en repli, le Soin résiste

Le premier trimestre 2012 est marqué par le repli des segments du Parfum et du Maquillage qui avaient pourtant porté le marché en 2011. La baisse sur ces deux segments cumulés est respectivement - 2,9 % en valeur - 1,6 % en volume. Le Parfum accuse les plus mauvais résultats (- 4 % en volume - 1,6 % en valeur), qu'il s'agisse des parfums femmes (- 1,4 % en valeur) ou des parfums hommes (- 1,8 % en valeur). Du fait de la Saint-Valentin, les coffrets s'en sortent mieux (- 0,1 % pour les femmes et + 3,9 % pour les hommes).
Le Maquillage qui affichait une progression à 2 chiffres en fin d'année 2011 (+ 13,1 % en valeur et + 12,2 % en volume) plonge quant à lui sur les trois premiers mois de l'année 2012 de - 2,9 % en valeur (le Teint - 3,4 %, les Yeux - 3,7 % et les Lèvres - 3,7 %), et - 6,4 % en volume. Le seul segment qui résiste est celui des Soins : « à la traîne depuis plusieurs mois, (ils) poursuivent leur redressement amorcé à partir d'octobre 2011 (+ 1,5 % en valeur au 1er trimestre 2012 mais de - 1,3 % en volume). » Là encore, ce sont les coffrets de Soin Homme qui affichent la plus forte progression (+ 116,3 % en valeur et 81 % en volume), et dans une moindre mesure les coffrets de Soins femme (+ 10,1 % en valeur et 1,3 % en volume).

Des difficultés persistantes à prévoir

Selon les résultats de l'étude « Les distributeurs de parfums et cosmétiques jouent la carte de la différenciation » publiée par Xerfi début juin 2012, le secteur semble bien « victime des arbitrages de consommation des ménages ». L'institut d'études prévisionnelles note ainsi que « la demande globale en produits de soins pour le corps s'essoufflera à court terme ».

Et si globalement les cosmétiques bio, les cosmétiques pour hommes et les cosmétiques ethniques « recèlent un potentiel de croissance important, leur dynamisme ne suffira pas à doper le marché à court terme » en raison notamment des difficultés à communiquer sur ces produits « auprès des nouvelles cibles potentielles ». Selon Xerfi, en 2011, la distribution des parfums et cosmétiques a été dominé par les parfumeries sélectives (entre 50 et 52 % de parts de marché), les grandes surfaces alimentaires (entre 27 et 29 % de parts de marché). Les autres intervenants sont les pharmacies (entre 14 et 16 % de parts de marché) et les parapharmacies (entre 5 et 7 % de parts de marché).

Dominique André-Chaigneau, Easy Franchise©